jeudi 12 novembre 2009

Droit de réserve, mon C...!

Eric Raoult, député UMP du 93, pense qu'un écrivain, qui plus est lauréat du Goncourt, devrait s'astreindre à un "devoir de réserve".

Pou mémoire, ces déclarations sont une réaction aux propos de Marie N'Diaye, Goncourt 2009, qui a dit dans les Inrockuptibles en août 2009 que la France de Sarkozy était "monstrueuse".

Alors, 2 réflexions:

- ce que dit Eric Raoult (qui est à la finesse en politique ce que Domenech est au beau jeu en football, ou ce que Steevy est au théâtre) est, je pense, assez représentatif de l'idée que se fait une partie de la droite de ce que doit être la culture.

- on a pas entendu Eric Raoult demander un devoir de réserve aux artistes encensant Sarkozy dès qu'un micro se tend devant eux (Clavier, Bigard, DocGynéco etc.). Le devoir de réserve ne serait-il nécessaire que pour les artistes critiquant l'actuel pouvoir?

Allez, pour finir, la Brève de Comptoir du jour (cuvée 1994):

- Il a une boule ici.
- Cancer?
- Y sait pas
- Il a rien dit, le docteur?
- Il a dit vous avez une boule ici.
- Putain, les docteurs, maintenant...

lundi 9 novembre 2009

Citation

"Désormais, quand il y a une grève ensemble, personne ne s'en aperçoit!" (N.Sarkozy)

Sans déconner?...

vendredi 6 novembre 2009

La Brève de Comptoir du Jour

Tel père tel fils de con!

(cette brève est tirée de l'édition 1989 des Brèves de Comptoir de Jean-Marie Gourio, mais je ne sais pas pourquoi, elle pourrait coller à une récente actualité...)

mardi 3 novembre 2009

L’identité Nationale, le buzz - crétin - du moment

Il est soudainement devenu indispensable de savoir ce qu’être français veut dire, sous peine de guerre civile.

Si on ne découvre pas dans les jours qui viennent ce qui fait les fondements de la nation française, on va tous s’entretuer c’est sûr. Il n’y a pas de sujet plus urgent : la faim, la crise et la misère qu’elle engendre, les intégrismes, le capitalisme qui devient fou (ou plutôt qui était fou à l’origine, mais on vient juste de s’en apercevoir…tous ces gens de l’UMP qui s’aperçoivent que le capitalisme n’existe que par et pour la cupidité de quelques uns au détriment de tous les autres, ça me fait penser à une actrice de porno qui découvrirait soudainement qu’elle n’est plus vierge !). Pécadille que tout cela...

Alors je voudrais poser quelques questions de bon sens :

- Un citoyen travaillant en France mais habitant à l’étranger pour de simples et basses raisons fiscales, mérite-t-il plus d’être français qu’un émigré travaillant depuis 30 ans ici, et payant chaque mois ses impôts en France ?

- Un ancien président de la République ayant vécu 40 ans aux frais de la princesse (ministères, secrétariats d’état, premier ministère, mairie de Paris, présidence de la république) tout en trempant dans diverses malversations ayant toutes en commun le détournement des moyens de l’Etat ou de l’impôt des français dans un but d’enrichissement personnel, de convenance personnelle ou de fraude électorale (faux électeurs de la mairie de Paris, marchés truqués en Ile de France, emplois fictifs de la Mairie de Paris, billets d’avions payés en liquide etc.) est-il plus méritant aux yeux de notre pays qu’une personne d’un pays en guerre ayant choisi notre pays et ses valeurs de liberté pour avoir l’espoir de vivre une vie meilleure ?

- Un président voulant imposer son fils à la tête d'un organisme public gérant la région économique la plus important d'Europe est-t-il digne des valeurs républicaine d'un pays ayant guillotiné son Roi pour imposer dans le sang la République?

On va dire que je fais du mauvais esprit, mais la question des valeurs républicaines ne se pose dans les médias qu’en référence aux faibles, aux émigrés, et jamais au comportement de certains puissants. Comme si l’appartenance de ces derniers à notre nation allait de soit. Et pourtant…

Le retour du comeback

Bon, je ne sais pas si beaucoup de gens viendront lire mes élucubrations, mais au moins, dans un sens, écrire me calmera, ou fera office de psychanalyse.

Et puis, plutôt que de gueuler systématiquement, je vais essayer d'être un peu positif de temps en temps, en parlant de ce que j'aime...

A bientôt alors, peut-être, éventuellement, j'espère...

mercredi 26 mars 2008

L'éternel sens de l'humour anglais...

Avant la visite du petit Nicolas et sa - trop pour lui? - grande compagne, Courrier International reprend un article formidable du journal anglais The Independant:


BIENSÉANCE • Leçon de savoir-vivre à l’usage du président français

Avant la visite officielle de Nicolas Sarkozy à Londres, John Walsh, chroniqueur au très sérieux The Independent, ironise sur les conséquences que pourrait avoir l'attitude cavalière du chef de l'Etat.

Lorsque le président Nicolas Sarkozy arrivera à Londres pour sa première visite officielle [les 26 et 27 mars], beaucoup l’attendront en se rongeant les ongles d’inquiétude. Au château de Windsor, les assistants de la reine se demanderont s’il viendra vraiment : il les a choqués en annonçant qu’il ne resterait qu’une nuit, alors qu’il était invité pour deux (non mais, franchement, lorsque la reine d’Angleterre vous propose de passer deux nuits dans son château, vous ne lui dites pas non au prétexte que “mardi c’est la soirée Quizz au pub du coin”).

Le ministère des Affaires étrangères craint pour sa part un incident footballistique. M. Sarkozy, un fan d’Arsenal [l’équipe la plus française du championnat d’Angleterre, avec dans ses rangs 6 joueurs tricolores et l’entraîneur Arsène Wenger], a en effet demandé à rencontrer Gordon Brown au stade du club [l’Emirates Stadium], dans le nord de Londres. On peut imaginer comment les conversations pourraient finir si les deux hommes entrent vraiment sur le terrain : il suffit d’un ballon abandonné dans un coin, d’une envie de voir qui est capable de jongler le plus longtemps avec, puis que le Français, en rigolant, mette l’Anglais au défi de lui prendre la balle, qu’un poing s’abatte avec un bruit sourd… Je n’ose même pas imaginer les répercussions internationales d’un tel geste.

A Westminster, on s’inquiète de l’insistance du président français à s’adresser dans sa propre langue à la Chambre des communes. Faudra-t-il assurer la traduction aux 630 députés ? Ceux-ci devront-ils écouter les paroles de M. Sarkozy dans un silence respectueux, ou pourront-ils l’interpeller en français (d’un “Où as-tu pris ce chapeau ?*” par exemple) ?

Quant aux conseillers de M. Sarkozy, ils auront peur que leur patron oublie – ou décide d’ignorer – leurs conseils sur le décorum, l’élégance et la décence. Il semble inimaginable de rappeler au chef de l’Etat français comment il doit se tenir, mais le fait est que ­Nicolas ­Sarkozy est devenu un tel petit monstre d’arrogance que ses principaux conseillers lui ont dit d’arrêter de faire l’imbécile et de se comporter comme un véritable homme d’Etat.

Ils veulent qu’il enlève ses Ray Ban (lorsque Sa Majesté le saluera, elle ne veut pas y voir deux reflets de son visage grognon).

Je suis presque sûr que ses conseillers remémoreront au président d’autres règles de l’étiquette, notamment sur :

1) Les baisers : le président ne doit pas embrasser Sa Majesté. Et encore moins sur la bouche. De plus, si la reine se dérobe, il ne doit pas faire comme il a fait à un homme qui refusait sa poignée de main et lui lancer un “Casse-toi, connasse”.

2) La tenue vestimentaire : le costume est de rigueur. Les cyclistes en Lycra, les shorts de jogging en coton et les maillots de bain ne feront pas l’affaire. Mme Sarkozy-Bruni est récemment apparue portant des cuissardes en cuir et une alliance pour tout vêtement. Ce n’est pas une toilette appropriée pour une visite d’Etat.

3) La façon de se conduire : le président Sarkozy ne devra pas tripoter son épouse en présence de la reine. Il est interdit de toucher autrui, de lui pincer les fesses, de lui mettre sa langue dans l’oreille, de courir partout et de sauter dans la piscine.

4) La musique : il est mal vu que les chefs d’Etat et leurs époux ou épouses s’adonnent à la musique pendant les visites officielles. Mme Sarkozy devra s’abstenir de susurrer ses chansons et/ou de jouer de la guitare en présence de la reine. Encourager Sa Majesté à se joindre à elle pour chanter le refrain de Sur le pont d’Avignon serait des plus futiles.

5) La conversation : la reine engagera toutes les conversations. Le rôle du président est de répondre aux questions dans un anglais hésitant. Il doit attendre qu’on lui demande s’il a fait un long voyage. Il ne dira pas que les Gallois lui ont “volé” la victoire au rugby. Et il ne se vantera pas de “faire grimper Carla aux rideaux”…

* En français dans le texte – Where Did You Get That Hat ? est une célèbre chanson de pub britannique.

John Walsh
The Independent

lundi 17 mars 2008

Résultat des élections

Hier, second tour des élections muncipales et cantonales. La majorité perd 38 grandes villes et 9 départements...

De l'avis de tous les ministres, y compris le 1er d'entre eux, et députés de la majorité interrogés, les français ont envoyé un signe fort au gouvernement du petit Nicolas: ils veulent plus de réformes, et plus vite...ah bon!

Et si ils avaient gagné les élections, qu'aurait été selon eux le signe envoyé par les électeurs? Qu'ils ne veulent plus de réforme?

N'importe quoi, vraiment...